Récit d’accouchement de notre numéro 3

Il est 1h53 du matin, je suis de 40sa, Ava notre petit deuxième nous rejoint dans notre lit comme déjà deux nuits, alors que cela faisait un moment que ce n’était pas arrivé. Je la pose entre nous et en la soulevant je ressens une douleur au ventre, comme si mes muscles s’écartaient. Je me lève donc et part au toilette pour faire mon petit pipi de la nuit. Une fois mon affaire fini je me recouche et je commence à avoir des contractions douloureuses, comme si mes règles allaient arriver et petit à petit ça commencent à être régulier. Ava n’arrête pas de me grimper dessus, je suis au bord de tomber du lit tellement elle prend de la place, tellement elle me pousse. Je n’ose pas bouger pour ne réveiller personne, je reste donc allonger sur le coté gauche, sans dormir car j’ai mal au ventre, je prends ça sur le compte du fait que je suis coincé dans ma position. Je sors mon téléphone et rentre dans mon application pour calculer mes contractions. Elles arrivent toutes les 4-5 minutes et durent entre 1 minute et 1 minute 30, mais elles restent vraiment très gérables, je pense donc à un faux travail.

4h le réveil de mon homme sonne et je lui dis que j’ai des contractions régulière et de plus en plus douloureuses depuis 2h du matin. J’hésite vraiment à partir car je ne sais pas si c’est au fausse alerte ou non aillant connu que des déclenchement pour pré eclampsie, mais mon amoureux étant routier et devant partir plutôt loin ce jour là, on décide d’aller contrôler au cas où, que je ne me retrouve pas seul. J’appelle ma maman et je prend ma douche, je me tord de plus en plus de douleur, je commence à me dire que finalement ça doit être pour maintenant. Nous restons très zen, nous prenons notre temps, de toute façon je voulais faire un maximum de travail à la maison. J’accompagne chaque contractions. Je prends mes affaires de toilettes, mon dossier maternité. J’ai de plus en plus mal… Je pars embrasser mes filles une dernière fois dans leur lit. Ma mère arrive.

4h45 environ, on part au camion de mon homme, il doit le descendre au cimetière du village pour qu’un collègue le récupère, du coup, moi je dois prendre la voiture sur à peine 1km. Je conduis en aillant des contractions, j’ai beaucoup de mal car j’ai mal et on arrive enfin au cimetière. Mon homme bidouille des choses sur son camion pendant 10 minutes environ, ça me semble long, très long, j’essais de trouver une position confortable, puis on part enfin direction la maternité, la route ne m’a jamais semblait aussi longue elle aussi, je n’en peux plus d’être assise dans mon siège, je veux marcher. Nous arrivons enfin, on sonne aux urgences gynécologique à 5h20, c’est la sage femme qui m’a accouché pour ma plus grande Lia, je suis très contente car elle est vraiment très bien et se souvient parfaitement de nous. Elle nous emmène directement en salle de naissance, vu ma tête et mes contractions elle est sur que c’est pour maintenant. On arrive en salle, la numéro 5, elle me demande si je veux la péridural et comme pour mes deux grandes je réponds non, du coup elle me laisse gérer mes contractions toute seul pendant une dizaine de minutes, comme pour les grandes je contracte par les reins. Puis je dois m’allonger 2 minutes pour regarder où j’en suis dans l’avancé du travail. Et la elle nous annonce que je suis déjà à 8 cm. Nous sommes très content, notre fille est très proche, mais je n’en reviens pas d’être déjà autant ouverte. J’ai envie de me lever et de faire du ballon, mais j’ai super mal, je n’arrive même pas, les contractions sont vraiment trop proches pour réussir à faire n’importe quel mouvement, j’arrive juste à me tourner sur le coté gauche, mais je n’ai pas le temps de soulever mon corps pour me redresser tellement les contractions sont proches. Une deuxième sage femme et une puéricultrice nous rejoignent.

Vers 6h30-45 je suis complète, mais la poche des eaux empêche ma fille de descendre plus. J’ai envie de pousser, je pousse, mais avec la poche ça bloque ma puce, juste l’eau de la poche descend, mais la tête de notre bébé reste au même niveau, malgré plusieurs essais. Du coup je demande à ce qu’on me la perce, car je ne sais pas combien de temps ça va rester comme ça encore et moi j’ai vraiment envie de pousser et je ne veux pas m’épuiser pour « rien ». Elles le font donc et à partir de la je peux enfin pousser, notre fille descend bien. J’ai commencé à pousser à 7h pile, car mon réveil pour l’école c’est mis à sonner à ce moment là, « don’t worry, be happy »nous a donc accompagné, ça nous à fait rire « Ah, il est l’heure de pousser! ». Je pousse encore, je suis toujours sur le côté, je n’ai pas réussi à me mettre accroupi comme je le voulais, ma tête avait très envie de se mettre dans cette position, les sages femmes étaient d’accord, mais mon corps restait coincé, il ne répondait plus, la seul chose qu’il était capable de faire c’est de pousser. Sa petite tête arrive, je pousse encore une grosse fois et sa petite tête sort, j’ai très mal, je sens qu’elle est bien plus « grosse » que ses sœurs, et je pousse encore une dernière fois et tout son petit corps suit. J’ai attrapé ma fille et l’ai posé contre ma poitrine.

Aria a poussé son premier cri de vie à 7h10 du matin, le 19 Mai 2016, une nouvelle date qui reste mémorable. Nous sommes restés en peau à peau un bon moment, je suis très émue, je regarde mon homme et je suis encore plus amoureuse de lui, il a été tellement formidable et m’a tellement bien aidé dans mon travail. Puis Aria elle a eu du mal à se réchauffer, du coup elles l’ont mise un peu sous les lampes le temps de la peser et de mesurer son périmètre crânien.

3.980kg, 35 cm de PC, effectivement, bien plus « grosse » que ses sœurs. Puis je l’ai eu de nouveau contre moi. Je ne réalise toujours pas que notre petite puce est là. Je l’ai mise au sein tout de suite, on est resté comme ça un très long moment, je n’arrête pas de dire qu’elle est belle, qu’elle va être heureuse avec nous. Nous appelons nos deux grandes avant le départ pour l’école, ça nous fait couler une petite larme. Puis la puéricultrice l’a habillé, elle a fait un gros câlin à son papa pendant ma toilette intime, puis je l’ai de nouveau eu et nous sommes remontés en chambre après une deuxième tété.

 

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Un réel bonheur de bébé, qui nous comble chaque jours, ainsi qu’à ses deux formidable grandes sœurs.

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